L’ingestion accidentelle de gluten lorsque l’on suit une alimentation sans gluten stricte peut activer la maladie sur une courte période. Par contre, il est peu probable qu’il y ait des dommages à long terme pour les intestins. En effet, c’est lorsqu'il y a ingestion répétée de gluten que les intestins n’ont pas l’occasion de guérir. Ainsi, les suivis médicaux ne sont pas nécessaires à chaque fois qu’il y a une contamination au gluten. Ceux-ci sont davantage utiles pour permettre d’évaluer s’il y a exposition significative et répétée au gluten dans l’alimentation.

Les réactions causées par l’ingestion de gluten accidentelle peuvent varier d’une personne à l’autre. Chez certaines personnes, il n’y aura aucune réaction tandis que pour d’autres les symptômes peuvent être plus sévères et durer de quelques heures à plusieurs jours puis disparaître graduellement. Les manifestations peuvent être des nausées, des vomissements, de la diarrhée, de la fatigue et des maux de tête.

Il est important de boire une grande quantité d’eau pour éviter la déshydratation surtout en présence de diarrhée ou de vomissement. Il est également important de prendre beaucoup de repos afin de permettre au corps de récupérer adéquatement. En cas de symptômes digestifs, il peut être bon d’éviter les aliments trop épicés, trop gras ou ceux qui ont l’habitude de vous irriter. Mangez de petits repas fréquemment peut également aider en cas de crampes, gaz ou diarrhée. Consultez votre médecin ou votre pharmacien en cas de symptômes sévères.

 

Le taux d’anticorps anti-transglutaminases est un assez bon indicateur pour estimer l’état des villosités intestinales. Il est probable que dans ce contexte (anticorps normaux), les villosités intestinales soient en bon état. Cependant, il n’est pas possible de conclure avec certitude puisque cela dépend de chaque individu. La seule façon de s’assurer de la normalisation de la muqueuse est de faire une autre biopsie intestinale. Le niveau d’anticorps anti-transglutaminases ne s’élève pas toujours de façon significative en présence de faible contamination même si la réaction immunitaire est présente et produit des dommages à la muqueuse.

Il faut d’abord s’assurer que l’alimentation sans gluten stricte est bien suivie. Dans plusieurs cas, les symptômes persistent à cause de l’ingestion involontaire de gluten provenant d’aliments contaminés, mais également d’autres produits moins soupçonnés (cosmétiques, lotions, suppléments et médicaments). Consulter une nutritionniste expérimentée et son pharmacien peut être d’une grande aide pour vérifier les sources cachées de gluten que vous pourriez consommer.

Également, il se peut que les symptômes soient reliés à une autre problématique que la maladie cœliaque.  Par exemple, il pourrait s’agir du syndrome de l’intestin irritable, d’une intolérance au lactose ou d’une maladie inflammatoire de l’intestin (ex. Maladie de Crohn). Dans de rares cas, il peut y avoir présence de maladie cœliaque réfractaire. Cette condition peut être envisagée lorsqu’aucune amélioration de la santé des intestins n’a pas été observée malgré le suivi d’une alimentation sans gluten stricte durant au moins un an ET après que les autres causes aient été éliminées. Le plus important est de discuter de vos symptômes avec votre médecin, celui-ci pourra vous aider à déterminer la cause et à trouver une solution.

 

La normalisation des anticorps anti-transglutaminases se fait graduellement suite à l’adoption de l’alimentation sans gluten stricte. Ce processus peut prendre quelques années si au départ, le taux d’anticorps était très élevé. Outre la contamination répétée au gluten, les anticorps anti-transglutaminases peuvent être faussement positifs en présence d’autres conditions auto-immunes comme une maladie du foie, une thyroïdite, le diabète de type I et la maladie de Crohn.

Ces tests sont relativement nouveaux et coûteux. Ils sont commercialisés aux États-Unis et accessibles aux consommateurs. Leur degré de sensibilité est variable. Il s’agit d’outils intéressants, mais ils comportent plusieurs limites qui peuvent affecter la précision des résultats, comme le type d’aliment consommé, le transit intestinal et la vitesse d’excrétion du gluten. En attendant des recommandations plus spécifiques, discutez d’abord avec votre médecin si vous désirez utiliser tout de même ces tests. Il est également très important de lui faire part de la persistance de vos symptômes afin d’établir un plan de soins adapté à votre situation.

La fatigue est un symptôme universel qui est très fâchant, à la fois pour le patient et le médecin. C’est un symptôme fréquent dans la maladie coeliaque, parfois même quand les bilans sanguins sont normaux. Il faut d’abord vérifier si l’alimentation sans gluten est bien suivie de façon stricte et si la maladie est active ou non. Même si les valeurs sanguines sont normales ; il peut y avoir présence d’un peu de contamination. Il faut aussi vérifier, avec l’aide d’une nutritionniste par exemple, si l’alimentation est suffisante et équilibrée.

Concernant la recherche de carences vitaminiques à l’aide de prises de sang, les tests sont plus ou moins fiables dans le cas de plusieurs vitamines. Dans ce contexte, les suppléments de vitamines du complexe B, de cuivre, de zinc et de magnésium pourraient aider à augmenter un peu le niveau d’énergie.

Il est fréquent que la fatigue persiste pour 3 ou 4 ans après le diagnostic pour des personnes dont la maladie devient rapidement en rémission. Il ne faut pas se décourager.

 

Il n’y a pas de lien sauf en présence de diabète de type 1 ou type 2 non diagnostiqué ou non contrôlé, avec des glycémies élevées (la perte de glucose dans les urines entraîne une augmentation du débit urinaire). Les symptômes principaux du diabète non contrôlé sont la soif importante, la perte de poids et la polyurie.

La fibromyalgie, lorsque le diagnostic est établi avec certitude, n’est pas associée à la maladie cœliaque. Les patients atteints de maladie cœliaque peuvent cependant présenter des douleurs musculo-squelettiques d’origines diverses :

  • neuropathie périphérique ;
  • myalgies par ostéomalacie (déficience en vitamine D) ;
  •  douleurs osseuses ;
  • fractures, en particulier vertébrales, par ostéoporose (malabsorption du calcium) ;
  • hémorragie du périoste lors de déficit en vitamine C ;
  • douleurs articulaires secondaires à une arthrite associée à la maladie cœliaque.

Elle est définie comme une persistance de signes et symptômes de malabsorption avec une atrophie villositaire malgré une alimentation sans gluten strict depuis plus de 12 mois chez un patient avec une maladie cœliaque confirmée et en l'absence d'autres causes d’atrophie villositaire ou de complications malignes. Avant de poser ce diagnostic, le médecin doit bien évaluer les autres causes possibles de l’atrophie villositaire. La maladie cœliaque réfractaire est un diagnostic d’exclusion. Il s’agit d’une condition très peu fréquente.

Il n’existe aucun traitement de choix pour la maladie cœliaque réfractaire. Les symptômes sont souvent sévères et nécessitent une combinaison de traitements, en plus de l’alimentation sans gluten strict.

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La colite microscopique fait partie des maladies inflammatoires de l’intestin. Plus spécifiquement, elle se caractérise par l’inflammation du côlon (gros intestin). Il existe deux principaux sous-types de la maladie, soit la colite collagénique, dans laquelle une couche épaisse de protéine (collagène) se développe dans le côlon et la colite lymphocytaire, dans laquelle la quantité de globules blancs augmente de façon importante dans le côlon. Peu importe le type de colite dont souffre la personne, les symptômes, le diagnostic et le traitement demeurent les mêmes.

Le principal symptôme est la diarrhée chronique. D’autres symptômes comme des douleurs abdominales, des crampes, des ballonnements, une perte de poids, des nausées, de l’incontinence nocturne ou de la déshydratation peuvent également survenir. Les symptômes disparaissent parfois d’eux-mêmes, mais la maladie peut parfois nécessiter l’usage de médicaments anti-inflammatoires.

La maladie touche davantage les personnes de 50 ans et plus et est plus fréquente chez les femmes. Les gens souffrant de maladies auto-immunes, notamment de maladie coeliaque, seraient également plus à risque. On estime à environ 4% la proportion de gens coeliaques qui seraient aussi atteints de colite microscopique.